Résumé des recommandations pour la qualité

de l’eau potable au Canada

Préparé par le

Sous-comité fédéral-provincial sur l’eau potable du Comité fédéral-provincial-territorial de l’hygiène du milieu et du travail

Mars 2001

Membres du Sous-comité fédéral-provincial sur l’eau potable et du Secrétariat

Représentants des provinces et des territoires

Alberta Ministry of Environmental Protection                          M. Karu Chinniah

Colombie-Britannique Ministry of Health and Ministry Responsible for Seniors                                                                                                        M. Bob Smith

Île-du-Prince-Édouard Department of Fisheries, Aquaculture and Environment                                                                                                 M. George Somers

Manitoba Ministère de la Conservation                                          M. Don Rocan

Nouveau-Brunswick Ministère de la Santé et du mieux-être        M. Neil Thomas

Nouvelle-Écosse Department of the Environment and Labour M. David Briggins

Ontario Ministère de l’Environnement                                         M. Goff Jenkins

Québec Ministère de l’Environnement                              M me Hélène Tremblay

Saskatchewan Department of the Environment and Resource Management      M. Thon Phommavong

Terre-Neuve Department of Environment and Labour              M. Martin Goebel

Territoire du Nunavut Department of Health and Social Services           M. Bruce Trotter

Territoire du Yukon Department of Health and Social Services       M me Patricia Brooks

Territoires du Nord-Ouest Department of Health and Social Services    M. Duane Fleming

Représentants fédéraux

Santé Canada                                                                   M me Michèle Giddings

Environnement Canada                                                       M me Connie Gaudet

Agents de liaison

M. Jim Popplow , PhD Comité fédéral-provincial-territorial de l’hygiène du milieu et du travail

M. Tim Macaulay Comité consultatif canadien de la plomberie

Secrétaire du Sous-comité

Santé Canada (Section de l’eau potable, Programme de la sécurité des milieux,

Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs) M. David Green

______

L’édition mars 2001 du « Résumé des recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada » supplante toutes autres versions

antérieures , y compris la Sixième édition de ce document.


Recommandations nouvelles, révisées ou confirmées

On trouvera au tableau 1 la liste des recommandations nouvelles, révisées ou confirmées pour les paramètres chimiques, physiques et microbiologiques.

Tableau 1

Recommandations* nouvelles, révisées ou confirmées pour les paramètres chimiques,physiques et microbiologiques depuis la publication de la Sixième édition des Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada

 

Paramètre

Recommandation

(mg/L)

Recommandation antérieure (mg/L)

Année d’approbation

 

Paramètres chimiques et physiques

 

 

 

Aluminium

0,1**

Aucune

1998

Antimoine

CMAP 0,006

Aucune

1997

Bromate

CMAP 0,01

Aucune

1998

Fluorure

CMA 1,5

CMA 1,5

1996

Formaldéhyde

Non requis

– voir Tableau 3

Aucune

1997

Uranium

CMAP 0,02

CMA 0,1

1999

Paramètres microbiologiques

 

 

 

Bactéries

***

 

En cours

Protozoaires

***

 

En cours

 

* CMA = concentration maximale acceptable; CMAP = concentration maximale acceptable provisoire.

** Voir la note 1 en bas de page du tableau 2.

*** Voir la section concernant les paramètres microbiologiques.

 

Résumé des recommandations concernant les paramètres microbiologiques

Bactéries (en cours de révision)

La concentration maximale acceptable (CMA) des coliformes dans l’eau potable est de zéro organisme par100 mL. Comme les coliformes ne sont pas uniformément répartis dans l’eau et que leur nombre est sujet à des variations importantes, on considère que l’eau potable qui répond aux conditions suivantes est conforme à la concentration maximale acceptable établie pour les coliformes :

 

1. Aucun échantillon ne devrait contenir plus de 10 coliformes totaux par 100 mL, dont aucun ne doit être un Escherichia coli ou un coliforme thermotolérant; ou

2. Aucun échantillon consécutif du même site ne doit indiquer la présence d’organismes coliformes totaux; et

3. Pour les sources d’approvisionnement en eau potable des collectivités :

a) dans une série d’échantillons prélevés dans la collectivité un jour donné, pas plus d’un échantillon ne devrait démontrer la présence de coliformes; et

b) pas plus de 10 % d’un minimum de 10 échantillons ne devraient révéler la présence de coliformes.

 

Si l’on décèle jusqu’à 10 coliformes totaux par 100 mL dans un seul échantillon, ou si l’échantillon contient soit un dénombrement de bactéries hétérotrophes (DBH) de plus de 500 colonies par millilitre, soit plus de 200 colonies de fond sur un filtre à membrane pour coliformes totaux (surcroissance), il faut procéder à un nouvel échantillonnage.


Protozoaires

On ne propose pas de recommandations numériques pour les protozoaires Giardia et Cryptosporidium pour le moment. Les méthodes de routine disponibles pour la détection des kystes et oocystes de protozoaires présentent de faibles rendements de récupération et elles ne donnent aucune information sur leur viabilité et leur infectiosité pour les humains. Des mesures destinées à réduire au maximum les risques de maladie devraient être mises en place jusqu’à ce que de meilleures informations et données de surveillance sur la viabilité et l’infectiosité des kystes et oocystes présents dans l’eau potable soient disponibles. Si des kystes ou oocystes viables infectieux pour les humains sont présents ou si on soupçonne leur présence dans une source d’eau, ou si la Giardia ou le Cryptosporidium ont été responsables de poussées d’origine hydrique dans une collectivité, un régime de traitement et un plan de protection du bassin hydrographique ou de la tête de puits ( lorsque c’est possible) ou d’autres mesures connues pour réduire les risques de maladie devraient être mis en place.

 

Virus (en cours de révision)

On ne propose pas de recommandations numériques pour les virus entériques humains pour le moment. Il existe plus de 120 types de virus entériques humains, dont un grand nombre ne peuvent pas être cultivés. L’analyse est compliquée, onéreuse, elle n’est pas disponible pour tous les virus et nécessite des capacités que n’ont pas la plupart des laboratoires qui procèdent à l’analyse de routine de la qualité de l’eau. Les meilleures méthodes de protection contre la présence de virus entériques humains sont basées sur l’application d’un traitement approprié et sur l’absence d’organismes indicateurs fécaux, tels Escherichia coli.

 

Avis de faire bouillir l’eau

Des conseils généraux pour l’émission et l’annulation d’avis de faire bouillir l’eau sont fournis. Lorsqu’un avis est émis, une forte ébullition d’une durée d’une minute est jugée appropriée.

 

 

Résumé des recommandations pour les paramètres chimiques et physiques

 

Paramètres faisant l’objet de recommandations

Les recommandations relatives à tous les paramètres chimiques et physiques, y compris les concentrations maximales acceptables (CMA), les concentrations maximales acceptables provisoires ( CMAP) et les objectifs d’ordre esthétique (OE) nouveaux, révisés ou réaffirmés, sont présentés au tableau 2. On peut obtenir plus de précisions concernant la recommandation pour la qualité de l’eau potable d’une substance particulière en consultant la dernière édition des Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada ou le document à l’appui qui concerne le paramètre en question.

 

 

 

 

 

Tableau 2

Sommaire des recommandations pour les paramètres chimiques et physiques

 

Paramètre

CMA (mg/L)

CMAP (mg/L)

OE (mg/L)

aldicarbe

0,009

 

 

aldrine + dieldrine

0,0007

 

 

aluminium 1

 

 

 

antimoine

 

0,006 2

 

arsenic

 

0,025

 

atrazine + métabolites

 

0,005

 

azinphos-méthyle

0,02

 

 

baryum

1,0

 

 

bendiocarbe

0,04

 

 

benzène

0,005

 

 

benzo(a)pyrène

0,00001

 

 

bore

 

5

 

bromate

 

0,01

 

bromoxynil

 

0,005

 

cadmium

0,005

 

 

carbaryl

0,09

 

 

carbofurane

0,09

 

 

chloramines (totales)

3,0

 

 

chlorpyrifos

0,09

 

 

chlorure

 

 

£250

chlorure de vinyle

0,002

 

 

chrome

0,05

 

 

couleur

 

 

£15 UCV 3

cuivre 2

 

 

£1,0

cyanazine

 

0,01

 

cyanure

0,2

 

 

diazinon

0,02

 

 

dicamba

0,12

 

 

dichloro-1,1 éthylène

0,014

 

 

dichloro-1,2 benzène 4

0,2

 

£0,003

dichloro-1,2 éthane

 

0,005

 

dichloro-1,4 benzène 4

0,005

 

£0,001

dichloro-2,4 phénol

0,9

 

£0,0003

dichloro-2,4 phénoxyacétique, acide (2,4-D)

 

0,1

 

dichlorométhane

0,05

 

 

diclofop-méthyle

0,009

 

 

diméthoate

 

0,02

 

dinosèbe

0,01

 

 

diquat

0,07

 

 

diuron

0,15

 

 

éthylbenzène

 

 

£0,0024

fer

 

 

£0,3

fluorure 5

1,5

 

 

glyphosate

 

0,28

 

goût

 

 

Inoffensif

malathion

0,19

 

 

manganèse

 

 

£0,05

matières dissoutes totales ( MDT)

 

 

£500

mercure

0,001

 

 

méthoxychlore

0,9

 

 

métolachlore

 

0,05

 

métribuzine

0,08

 

 

monochlorobenzène

0,08

 

£0,03

nitrate 6

45

 

 

nitrilotriacétique, acide ( NTA)

0,4

 

 

odeur

 

 

Inoffensif

paraquat (sous forme de dichlorure)

 

0,01 7

 

parathion

0,05

 

 

pentachlorophénol

0,06

 

£0,03

pH

 

 

6,5-8,5 8

phorate

0,002

 

 

piclorame

 

0,19

 

plomb 2

0,01

 

 

sélénium

0,01

 

 

simazine

 

0,01

 

sodium 9

 

 

£200

sulfate 10

 

 

£500

sulfure (sous forme de H2S)

 

 

£0,05

température

 

 

£15 °C

terbufos

 

0,001

 

tétrachloro-2,3,4,6 phénol

0,1

 

£0,001

tétrachloroéthylène

0,03

 

 

tétrachlorure de carbone

0,005

 

 

toluène

 

 

£0,024

trichloro-2,4,6 phénol

0,005

 

£0,002

trichloroéthylène

0,05

 

 

trifluraline

 

0,045

 

trihalométhanes ( totaux) 11

 

0,1

 

turbidité 

1 UTN12

 

£5 UTN 12,13

uranium

 

0,02

 

xylènes ( totaux)

 

 

£0,3

zinc 2

 

 

£5,0

 

Notes :

1. Une recommandation basée sur des critères de santé n’a pas été établie pour l’aluminium dans l’eau potable. Toutefois , les usines de traitement d’eau utilisant des coagulants à base d’aluminium devraient, comme mesure de précaution , optimiser leurs opérations afin de réduire le plus possible les niveaux d’aluminium résiduel dans l’eau traitée . Des valeurs cibles opérationnelles de moins de 100 Fg/L sont recommandées pour les usines de traitement conventionnelles et de moins de 200 Fg/L pour les autres types de systèmes de traitement . Toute mesure prise afin de réduire l’aluminium résiduel ne doit pas comprometttre l’efficacité du processus de désinfection ou l’élimination des précurseurs de sous-produits de désinfection.

2. Parce que l’eau de premier jet peut contenir de plus fortes concentrations de métaux que l’eau qui a coulé un certain temps, on devrait laisser couler l’eau du robinet avant de la consommer ou d’en faire l’analyse .

3. UCV = unité de couleur vraie .

4. Dans le cas où la concentration mesurée des dichlorobenzènes totaux est supérieure à la valeur la plus rigoureuse (0,005 mg/L), la concentration de chaque isomère devrait être établie .

5. Il est toutefois recommandé d’ajuster la concentration de fluorure à 0,8-1,0 mg/L, soit la gamme de concentrations optimale pour lutter contre la carie dentaire .

6. Équivaut à 10 mg/L d’azote sous forme de nitrate. Lorsque les nitrates et les nitrites sont dosés séparément, la concentration des nitrites ne doit pas dépasser 3,2 mg/L.

7. Équivalent à 0,007 mg/L dans le cas de l’ion paraquat.

8. Sans unité .

9. On recommande d’inclure le sodium dans les programmes de surveillance de routine car ses concentrations pourraient intéresser les médecins qui souhaitent prescrire à leurs patients des régimes à teneur limitée en sodium.

10. Un effet laxatif peut apparaître chez certains lorsque les concentrations de sulfate sont supérieures à 500 mg/L.

11. La CMAP des trihalométhanes est exprimée sous forme de moyenne mobile annuelle . Elle est basée sur le risque associé à la présence de chloroforme , celui des trihalométhanes que l’on retrouve le plus fréquemment dans l’eau potable et qui s’y trouve généralement à des concentrations plus élevées . Cette recommandation est établie à titre provisoire , dans l’attente de la détermination du risque posé par d’autres sous-produits de désinfection . La méthode idéale pour limiter la production de sous-produits de la désinfection demeure l’élimination des précurseurs , mais la méthode de contrôle choisie ne doit pas compromettre l’efficacité de la désinfection de l’eau .

12. UTN = unité de turbidité néphélométrique .

13. Au lieu de consommation .

 

Paramètres ne faisant pas l’objet de recommandations

Depuis 1978, on a déterminé qu’il n’était pas nécessaire d’établir une valeur numérique pour certains paramètres chimiques et physiques. La liste de ces paramètres est donnée au tableau 3. Aucune valeur numérique n’a été établie pour ces paramètres pour l’une ou l’autre des raisons suivantes :

· les données actuellement disponibles ne démontrent pas l’existence d’un risque pour la santé ou de problèmes d’ordre esthétique ou organoleptique (p. ex. le calcium);

· les données indiquent que ce composé, même s’il peut être nocif, n’a pas d’emploi homologué au Canada

(p. ex. le 2,4,5-TP) ou qu’il est peu probable qu’il se retrouve dans l’eau potable à un niveau qui présente un risque pour la santé (p. ex. l’argent); ou

· le paramètre est formé de plusieurs composés qui peuvent individuellement faire l’objet de recommandations (p. ex. les pesticides [totaux]).

 

 

 

 

 

 

 

Tableau 3

Liste des paramètres ne faisant pas l’objet de recommandations

 

Paramètre                                                                               Paramètre

amiante                                                                                     lindane

ammoniac                                                                                 magnésium

argent                                                                                       mirex

calcium                                                                                    parathion-méthyle

carbone organique total                                                            pesticides (totaux)

chlordane (isomères totaux)                                                     phénols

dichlorodiphenyltrichloroéthane (DDT) + métabolites            radon

dureté 1                                                                                     résiniques, acides

endrine                                                                                     tanin

essence                                                                                     téméphos

esters d’acides phtaliques                                                        toxaphène

formaldéhyde                                                                           triallate

heptachlore + époxyde d’heptachlore                                      trichloro-2,4,5 phénoxyacétique, acide (2,4,5-T)

hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) 2                 trichloro-2,4,5 phénoxypropionique, acide (2,4,5-TP)

lignine

 

Notes :

1. L’attitude du public à l’égard de la dureté de l’eau varie considérablement. En général, une dureté qui se situe entre 80 et 100 mg/L (sous forme de CaCO 3 ) est jugée acceptable; une dureté supérieure à 200 mg/L est jugée médiocre mais elle peut être tolérée ; une dureté de plus de 500 mg/L est normalement considérée comme étant inacceptable . Lorsque l’eau est adoucie par échange d’ions sodium, il est recommandé de mettre de côté une réserve d’eau non adoucie pour la cuisine et la consommation .

2. Autre que le benzo(a) pyrène .

 

Résumé des recommandations relatives aux paramètres radiologiques

Dans l’établissement des recommandations concernant la dose de radionucléides dans l’eau potable, on reconnaît que la consommation d’eau ne représente qu’une partie de la dose de rayonnement totale et que certains radionucléides présents sont d’origine naturelle et, de ce fait, ne peuvent être exclus. Conséquemment, les concentrations maximales acceptables (CMA) pour les radionucléides dans l’eau potable ont été établies à partir d’une dose efficace engagée de 0,1 mSv* provenant de la consommation d’eau potable pendant un an. Cette dose représente moins de 5 % de la dose annuelle moyenne attribuable au rayonnement de fond naturel.

* Le sievert (Sv) est l’unité employée pour exprimer une dose de radiation. Il remplace l’ancienne unité , le rem (1 rem = 0,01 Sv).

 

Pour faciliter la surveillance des radionucléides dans l’eau potable, le niveau de dose de référence est exprimé sous forme d’activité volumique, qui peut être obtenue pour chaque radionucléide à partir des données radiologiques publiées. Le National Radiological Protection Board a calculé, à l’aide de modèles métaboliques et dosimétriques, des facteurs de conversion de dose (FCD) pour les radionucléides, applicables aux adultes et aux enfants. Chaque FCD donne une estimation de la dose efficace engagée de 50 ans résultant d’un apport unique de 1 Bq* d’un radionucléide donné.

 

Les CMA des radionucléides dans les approvisionnements publics en eau sont obtenues à partir des FCD applicables aux adultes, en supposant un apport quotidien en eau de 2 L, ou 730 L/année, et une dose efficace engagée maximale de 0,1 mSv , soit 10 % de la limite fixée par la Commission internationale de protection radiologique ( CIPR) pour l’exposition du public :

 

CMA (Bq/L) =       1 × 10 -4 (Sv/année)

730 (L/année) × FCD (Sv/Bq)

 

Lorsque deux radionucléides ou plus sont présents dans l’eau potable, il faut respecter la relation suivante :

 

c 1     +        c 2     +        ...       c i                £1

CMA 1         CMA 2                   CMA i

 

c i et CMAi sont les concentrations observées et les concentrations maximales acceptables, respectivement, pour chacun des radionucléides décelés.

 

La liste des CMA des radionucléides pour lesquels une surveillance devrait être effectuée se trouve au tableau 4. Si un échantillon est analysé par spectroscopie gamma, une vérification additionnelle des radionucléides qui peuvent être présents sous certaines conditions peut être effectuée. Les CMA de ces radionucléides sont indiquées au tableau 5. Les CMA de plusieurs autres radionucléides, naturels et artificiels, sont indiquées dans la sixième édition de la brochure de recommandations.

 

Initialement, la radioactivité présente dans les échantillons d’eau peut être analysée à l’aide de techniques permettant de déterminer l’activité alpha et bêta brute. On peut conclure qu’il y a respect des recommandations si les mesures de l’activité alpha et bêta brute sont inférieures à 0,1 Bq/L et 1 Bq/L, respectivement, étant donné que ces valeurs sont plus faibles que les CMA les plus strictes. L’échantillonnage et les analyses doivent être effectués à une fréquence suffisamment élevée pour que l’on puisse caractériser avec précision l’exposition annuelle. Si l’on sait, ou si l’on prévoit, que la source de l’activité change rapidement dans le temps, la fréquence de l’échantillonnage devra en tenir compte. S’il n’y a aucune raison de supposer que la source varie dans le temps, l’échantillonnage peut se faire annuellement. Si les concentrations mesurées sont stables et se situent bien en deçà des niveaux de référence, on peut envisager une réduction de la fréquence d’échantillonnage. En revanche, la fréquence d’échantillonnage doit être maintenue, voire augmentée, si les concentrations se rapprochent des niveaux de référence. Dans un tel cas, il faut identifier chacun des radionucléides en cause et en mesurer les activités volumiques de chacun.

* Le becquerel ( Bq ) est l’unité employée pour exprimer l’activité d’une substance radioactive, soit le taux de transformation de la substance. Un becquerel correspond à une transformation par seconde et est à peu près égal à 27 picocuries ( pCi).

 

 

Tableau 4

Liste principale des radionucléides – Concentrations maximales acceptables

Radionucléide

 

Période t ½

FCD(Sv/Bq)

CMA(Bq/L)

Radionucléides naturels

 

 

 

 

Plomb 210

210 Pb

22,3 ans

1,3 × 10-6

0,1

Radium 224

224 Ra

3,66 jours

8,0 × 10-8

2

Radium 226

226 Ra

1 600 ans

2,2 × 10-7

0,6

Radium 228

228 Ra

5,76 ans

2,7 × 10-7

0,5

Thorium 228

228 Th

1,91 ans

6,7 × 10-8

2

Thorium 230

230 Th

7,54 × 104 ans

3,5 × 10-7

0,4

Thorium 232

232 Th

1,40 × 1010 ans

1,8 × 10-6

0,1

Thorium 234

234 Th

24,1 jours

5,7 × 10-9

20

Uranium 234

234 U

2,45 × 105 ans

3,9 × 10-8

4*

Uranium 235

235 U

7,04 × 108 ans

3,8 × 10-8

4*

Uranium 238

238 U

4,47 × 109 ans

3,6 × 10-8

4*

Radionucléides artificiels

Césium 134

134 Cs

2,07 ans

1,9 × 10-8

7

Césium 137

137 Cs

30,2 ans

1,3 × 10-8

10

Iode 125

125 I

59,9 jours

1,5 × 10-8

10

Iode 131

131 I

8,04 jours

2,2 × 10-8

6

Molybdène 99

99 Mo

65,9 heures

1,9 × 10-9

70

Strontium 90

90 Sr

29 ans

2,8 × 10-8

5

Tritium**

3 H

12,3 ans

1,8 × 10-11

7 000

* L’activité volumique de l’uranium naturel correspondant à la recommandation chimique de 0,02 mg/L est d’environ 0,5 Bq /L.

** Le tritium est aussi produit naturellement en quantités importantes dans l’atmosphère .

Tableau 5

Liste secondaire des radionucléides – Concentrations maximales acceptables

Radionucléide

 

Période t ½

FCD (Sv/Bq)

CMA (Bq/L)

Radionucléide artificiels

 

 

 

 

Antimoine 125

125 Sb

2,76 ans

9,8 × 10-10

100

Cérium 141

141 Ce

32,5 jours

1,2 × 10-9

100

Cérium 144

144 Ce

284,4 jours

8,8 × 10-9

20

Cobalt 60

60 Co

5,27 ans

9,2 × 10-8

2

Fer 59

59 Fe

44,5 jours

3,1 × 10-9

40

Manganèse 54

54 Mn

312,2 jours

7,3 × 10-10

200

Niobium 95

95 Nb

35,0 jours

7,7 × 10-10

200

Ruthénium 103

103 Ru

39,2 jours

1,1 × 10-9

100

Ruthénium 106

106 Ru

372,6 jours

1,1 × 10-8

10

Zinc 65

65 Zn

243,8 jours

3,8 × 10-9

40

Zirconium 95

95 Zr

64,0 jours

1,3 × 10-9

100