Archives

   
Pour souligner la « Semaine Québécoise des Adultes en Formation », diverses activités se sont tenues au Centre Anjou. Le personnel administratif et pédagogique a saisi cette occasion pour remercier les élèves pour leur investissement personnel et leur effort quotidien dans la réussite de leur étude et l’atteinte de leurs objectifs scolaires. Ainsi, plusieurs ateliers ont eu lieu pour marquer cet événement.
Deux ateliers sur la motivation ont eu beaucoup de succès. Certains élèves ont pu se remémorer le fondement de leurs présences au centre alors que d’autres ont redéfini leurs objectifs à court, moyen et long terme.

Dans un deuxième atelier sur la motivation une séance de photos suivi d’une petite formation sur le logiciel Word leur ont permis de créer un montage avec photographies et bulles (style bandes-dessinées) pour témoigner des buts de leurs formations.

Par la suite, une remise de prix a été faite pour un groupe d’élèves sélectionnés par les professeurs. Les plus méritants ont été invités à un dîner gastronomique au centre Calixa-Lavallée accompagnés des membres de l’équipe de Direction.

Enfin, le vendredi dès 8 h, un tirage au sort de différents prix (DVD de films, billets de cinéma, vêtements) a été effectué afin de féliciter certains élèves pour leur assiduité aux cours.

 

De plus, dans le cadre du concours « La fierté d’apprendre », Mélissa Masone-Lequin s’est vue décerner une bourse de 125 $ et une attestation de Reconnaissance pour s’être démarquée pour à ses efforts soutenus, sa persévérance ainsi que pour les obstacles qu’elle a surmontés.


Un dîner a eu lieu au Centre Calixa-Lavallée. Voici quelques photos.


 
Un après-midi de contes et légendes avec Frédéric Nelli.
Le conte est arrivé chez nous par bateau, avec les arrivants du vieux continent. Ils venaient s’établir en Neuve-France. Transmis oralement de génération en génération, le conte était une façon d’expliquer l’univers, d’échapper aux misères du quotidien, de transmettre des valeurs et des coutumes, de laisser place à l’imaginaire.

Le conteur traditionnel s’installait le soir, auprès du feu, à la veillée. Après une dure journée de labeur, il commençait à raconter des faits plus que vrais, vécus par lui-même, un voisin ou le Seigneur du coin.
   
Comme lui, Frédéric Nelli nous a transportés dans son univers. À travers ses histoires très sérieuses, anecdotiques ou légèrement grivoises, c’est tout un passé qui a ressurgi. De manière distrayante, il nous a fait beaucoup rire lorsqu’il nous a rappelé les espousailles, l’âge du mariage si on ne veut pas payer l’amende de l’intendant Talon, l’accouchement et les soins donnés aux nouveaux-nés.
Toutes ses histoires nous rappelaient la manière dont vivaient nos ancêtres, leurs devoirs envers le Seigneur ( le paiement du cens), leur vision du monde et ce qu’ils ressentaient. Elles nous éclairaient aussi sur leurs croyances, sur l’importance de la religion, sur les interdits et sur les manifestations maléfiques du Yiable qui cherchait à s’approprier l’âme de ceux qui rêvaient de fortune ou de gagner quelques faveurs en faisant un pacte avec lui.


Le temps d’un après-midi, mardi le 20 mars 2007, Frédéric Nelli nous a transportés dans le monde de François Xavier Baudreau dit Graveline, dans sa maison du boulevard Gouin, loin de la Terre de l’ennui. Avec moult petits détails et beaucoup de fantaisie, en empruntant leurs expressions et leur langage, c’est la vie des gens de ce temps que Frédéric nous a permis de revivre.
 

Vernissage au Centre Anjou

Dans le cadre du cours d’arts plastiques dispensé selon les fondements de l’approche pédagogique d’enseignement stratégique, un vernissage a eu lieu le 18 janvier 2007.

Le projet artistique intitulé Les Totems comprenait une vingtaine d’œuvres assemblées en plusieurs parties. Elles avaient pour titre : Haïdalogie , Efforts fauniques, Le géant de la nuit, Éclosion, Fantaisie.

Les élèves en phase de création.

Rassemblement des élèves lors du vernissage.

Les indiens d'Amérique …

À l’époque, les totems étaient fabriqués par des tribus, telles que les Haïdas et les Tinglits. Chaque famille avait une histoire qu’on disait issue d'un esprit.
Le Totem décrit l'esprit des gens, de bêtes mystiques et des trésors du peuple tribal. Ces structures immenses montrent souvent le hibou, l'aigle noir, l'ours grizzly, l'orignal, le castor, la loutre, la chèvre de montagne, le loup, la baleine, le phoque.

Ce cours a fait partie d’un projet pédagogique permettant aux élèves adultes de se familiariser avec l’histoire des Autochtones du Québec.

Hélène Baillargeon fut l’enseignante responsable de ce projet.

Visite du musée des Abénakis

Mardi le 14 novembre 2006, nous avons reçu Monsieur Rodrigo Brinckhaus, conservateur du Musée des Abénakis à Odanak. Il venait nous parler du mode de vie des Abénakis, l’une des onze nations vivant toujours au Québec.

Après avoir situé les trois principaux groupes autochtones présents bien avant l’arrivée des Européens : les Algonkiens (des semi-nomades), les Iroquoiens (des semi-sédentaires) et les Inuits (des nomades), il nous a présenté différents objets :
  • Des arcs : légers, performants, «à haute vitesse», épousant la forme du corps.
  • Une flèche à pointe de pierre et la disposition des plumes : une pour fendre l’air et deux pour maintenir l’équilibre et la direction.
  • Les couteaux et outils en os pour préparer les peaux ou la babiche.
  • Les récipients en écorce de bouleau qui ne brûlent pas, même sur un feu, à cause de la répartition de la chaleur grâce aux liquides qu’ils contiennent.
  • Les raquettes qui permettent de se déplacer sur la neige.
  • Le porte-bébé et la volonté de placer l’enfant de manière à ce qu’il voit le monde devant lui.
En nous décrivant chacun de ces objets, leurs matériaux, leurs principes de fabrication et leur utilisation, Monsieur Brinkhaus nous a permis de retourner dans le passé, au cœur de la très dense forêt qui recouvrait alors tout le territoire québécois. Il nous a littéralement fait revivre les déplacements des autochtones, à pied ou en canot. Il nous a sensibilisés au poids des bagages à transporter et donc à l’importance de ne pas s’encombrer d’objets inutiles. Il nous a fait découvrir toute l’ingéniosité dans le choix des matériaux, présents partout autour d’eux, disponibles en toute saison. Il a aussi insisté sur l’importance accordée à la récupération des matériaux (restes d’écorce, restes de peaux…) et sur l’esprit de partage et de collégialité entre les bandes et les tribus.

Monsieur Brinkhaus a ensuite poursuivi sa présentation en nous expliquant et en nous racontant l’impact de l’arrivée des Blancs sur la vie des Amérindiens. Il nous a parlé des forces en présence : Français et Anglais. Il a expliqué leur attitude face aux Amérindiens : les Français voulant les christianiser et s’en faire des alliés contre les Anglais; les Anglais, une colonie de peuplement expansionniste voulant les repousser et les faire disparaître.

La visite s’est terminée par des questions et quelques pistes de réflexion sur les problèmes vécus après 1759, après la conquête : la répression et le «génocide» vécus aux États-Unis et la volonté d’assimilation forcée planifiée au Canada avec l’implantation des réserves et, jusqu’en 1985, avec le déracinement des enfants envoyés à l’école des Blancs pour qu’ils se civilisent et perdent leurs habitudes sauvages.

Cette visite nous en a appris autant qu’elle nous a fait réfléchir.

 
Mardi le 17 octobre 2006, nous avons eu l’immense plaisir de recevoir l’astronaute Marc Garneau qui a retracé pour nous les différentes contributions du Canada à la recherche et à l’exploration spatiales.
Il nous a tout d’abord parlé des premiers satellites de communication, permettant de briser les frontières et de rapprocher les gens vivant dans des régions isolées. Il nous a ensuite expliqué le rôle des satellites météorologiques visant à étudier, surveiller et protéger l’environnement en nous fournissant de précieux renseignements sur les océans, les glaces, la Terre et l’atmosphère.

Monsieur Garneau nous a appris que des satellites d’observation permettent de mieux gérer les ressources, d’assurer notre sécurité et surtout de soutenir les efforts humanitaires lors de catastrophes.

Après nous avoir expliqué l’importante contribution du Canada au niveau technologique, pour la fabrication de systèmes robotiques comme le « Canadarm », Marc Garneau a partagé avec nous quelques moments de sa vie lors de ses missions à bord des navettes. Enfin, c’est avec beaucoup de générosité qu’il a aussi répondu à toutes nos questions.

Quelle visite enrichissante pour tous ceux qui cherchent à mieux comprendre le monde qui nous entoure!

© Centre Anjou / 2012
Mise à jour : 2012-01-09